Pause

Sonnet

Il flotte au fond de l’air un petit quelque chose
Qui titille Marseille : un doux frisson léger,
Un soupçon de printemps. L’hiver marque une pause,
Oubliant pour un temps qu’on n’est qu’en février.

La Méditerranée est frangée de vermeil
Et l’eau qui dodeline étincelle et scintille.
Sur le sable d’argent des flaques de soleil
Bientôt évaporées crépitent et pétillent.

Le ciel est immobile, il n’y a pas de vent,
Il fait tellement bon qu’on dirait le printemps…
Les Marseillais ravis sont sortis en goguette

Pour jouir du soleil dont ils ont tant besoin.
Il flotte au fond de l’air un petit air de fête :
Ils en oublieraient tous qu’avril est encor loin.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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