Un bienheureux automne

L’air est plus respirable. Une légère brise
Agite les rameaux que des touches de roux
Commencent à blondir. Son délicieux frou-frou
Caracoule et roucoule, et sa fraîcheur nous grise

Après cet été fou qui nous a épuisés.
Ravalant sa fureur féroce et indomptable,
Le soleil s’est calmé. Maintenant plus aimable,
Il semble parvenir à s’auto-maîtriser,

Nous offrant des soirées purement idéales
Dans des jardins tiédis qui répandent encor
Le lourd parfum des lys aux étamines d’or.
La chaleur du mois d’août proprement infernale

A été démentielle. Espérons que le Temps
Ne fera pas d’ici une terre africaine
Au climat dévorant. Et que l’année prochaine
Nous ramènera tous aux beaux étés d’antan…

A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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