Le Saint-Bernard

Là-haut dans la montagne il est un chien sacré
Presque aussi gros qu’un lion – tout petit, je l’accorde !
Acheter ce titan n’était point dans mes cordes,
Mais perdant la raison un beau jour… je l’ai fait !

Indéfectiblement fidèle, il me regarde
Avec un tel amour que j’ai le cœur tout chaud.
Et si quoi que ce soit quelquefois me retarde,
Il m’accueille au retour avec de tels assauts

Que je pourrais tomber au bas de l’escalier.
Comment lui en vouloir d’une telle impatience ?
C’est mon meilleur ami en toutes circonstances,
Mon bon gros compagnon, mon copain, mon allié,

Tellement que parfois il me fait un peu honte
Car suis-je à la hauteur d’une telle droiture ?
Et puis son fol entrain, son bonheur me rassurent
Car je le sens heureux. N’est-ce point ce qui compte ?

Quand il est près de moi, je me sens protégé
Par sa taille et son poids suscitant la méfiance
D’autrui pouvant me nuire avec sa malveillance.
Pour cet aloi aussi je suis son obligé.

Mon énorme toutou, lorsque je te caresse,
Tu répares ma vie même quand le malheur
Vient parfois me toucher directement au cœur.
Rien ne pourrait alors remplacer ta tendresse.

A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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