La rue Rompe-Cul

Combien de fois, dis-moi ! l’ai-je donc parcourue
Cette rue de Marseille ? Une rue si pentue
Qu’elle est un escalier ! Nous, nous n’en souffrons plus,
Bien qu’avec ces années qui nous laissent perclus,

Elle soit parfois rude à monter et descendre.
Est-elle donc plus raide qu’en notre âge tendre
Où nous la gravissions vent debout, en courant ?
Mon Dieu, quelle grimpette ! On dirait que le temps

L’a rendue vertical(e) ! Si dure qu’elle essouffle
Les touristes flapis et presqu’à bout de souffle
Qui gravissent la pente en agrippant la rampe.
Certains s’asseoient en haut, et, tout noués de crampes,

Ils se promettent bien de n’y plus revenir.
Cette rue trop pentue, c’est la rue des soupirs !
Une rue de Provence, une rue de Marseille
Aux maisons balafrées par des rais de soleil…

A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans La Provence au coeur, Marseille. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à La rue Rompe-Cul

  1. Lilia Stella DUBAI GHERARDI dit :

    Bonjour Vette de Fonclare,
    Je suis née au n°1, rue Beauregard comme ma mère et ma grand-mère avant moi ! J’aime ce joli poème, c’est la photo que j’aime moins car elle ne représente pas la rue de mon enfance, ce n’est pas la rue Rompe-Cul !
    Je voulais juste vous le dire!
    Naïs

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