Venelles provençales

 

Poème illustré par un tableau de :

Rodrigue Daigle
www.rodriguedaigle.com

Il y fait sombre, il y fait frais
Quand l’été fou fait des ravages
Sur la garrigue desséchée.
On est si bien dans le village

Au creux de ces venelles sombres
Creusées comme d’étroits tunnels,
Dallées d’Histoire et de pénombre
Où le soleil se fait tout miel !

Elles sont étroites, sinuent
Sans trottoir. Seule une rigole
Rassemble l’eau et y dilue
La poussière dorée qui vole

Lorsqu’il y fait longtemps trop chaud
Et trop sec au coeur de l’été.
C’est un rêve pour les minots
Quand on arrose les pavés :

Il s’y s’ébrouent avec des cris
Sous le jet qui les éclabousse,
Ils s’égosillent, ils braient, ils rient
Comme des pigeonneaux qui gloussent.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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Une réponse à Venelles provençales

  1. En faisant une recherche avec mon nom de peintre, je viens de me rendre compte qu’un de mes tableaux vous a inspiré un poême.

    Je l’ai lu et relu, il est rès beau. Félicitations.

    Rodrigue Daigle
    Artiste-peintre du Québec

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