Paradoxe

Poème illustré par un tableau de :

Annie Rivière
www.atelieriviere.canalblog.com

L’hiver hurle à la mort, hérissé de glaçons,
Boosté par un mistral qui gémit à coeur fendre
Avant d’aller mourir, tout là-bas, à Port-Vendres.
La Méditerranée n’est plus qu’un grand frisson

Qui de l’Est à l’Ouest grelotte et désespère.
La Provence a très froid, comme tout le Midi
Couvert par une chape de nuages gris
Gonflés jusqu’à ras bords d’une neige polaire.

Le Nord rigole bien sous un joyeux soleil
Et tous les Parisiens nous regardent de haut.
Hola ! Pour une fois que chez vous il fait beau,
Que votre météo sidérée s’émerveille,

Soyez un peu moins fats et un peu plus discrets !
Le gel borde nos voies d’une banquette blanche ;
De gros paquets glacés dégringolent des branches,
Ensevelissant tout sous un manteau givré.

On n’a pas l’habitude et l’on se sent tout mous,
Malades, mal fichus, alors que les Lorrains
Profitent du beau temps sous un ciel africain !
Et si notre soleil ne voulait plus de nous ?

 

 

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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