Ouf !

Illustré par :

Didier Léveillé
www.didier-leveille.zevillage.org

Le coq a disparu, la volaille respire ;
On va goûter au calme, à la sieste, au repos,
Sans être importuné par ce maudit lourdaud
Dont l’absence ne vaut même pas un soupir !

Parti tôt ce matin pour le marché d’Allauch,
Antonin va le vendre : il était trop pénible
A toujours pourchasser les poulettes paisibles
Avec son arrogance et ses cocoricos !

Comme tout est tranquille ! Et il fait presque frais
Dans le mas endormi au soleil de midi.
La campagne ronronne et le chat assoupi
Surveille en tapinois l’entrée du poulailler.

Quand soudain : la cata ! Le coq est revenu !
L’Antonin au grand coeur n’a pas pu supporter
L’abominable idée qu’il puisse être mangé !
Et le fier volatile a repris son chahut…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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