Les tourterelles

C’est un chant langoureux au fin fond du jardin,
Roucoulis tendre et doux sur l’antique figuier
Né d’une tourterelle au plumage gonflé,
Psalmodiant un appel dans le petit matin.

Jaillissant en éclair d’un buisson de jasmin,
Enivré de parfum, de désir et d’été,
U n tourtereau gris-bleu s’est alors envolé,
Défiant le soleil blanc encor très incertain.

Et puis les deux chanteurs se sont examinés.
Ramageant à l’envi, ils se sont rapprochés
Dans un grand tourbillon de plumes grises et brunes.

L’aube n’était encor qu’une lumière argent,
Une ébauche de jour sous un zeste de lune.
Mais au chant des oiseaux, peu importe le Temps . .

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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