Les scorpions

Poème illustré par :

Raymond Peynet
(1908-1999)

Ce sont deux monstres répugnants :
Se tenant les pinces ils dansent,
Deçà delà et comme en transes,
Minuscules et effrayants.

Huit pattes jaunes, le corps noir,
Queue dressée en guise de luth,
Un couple de scorpions en rut
Valse dans la douceur du soir …

Et puis, quand l’amour est fini,
Sans honte et sans aucun scrupule,
Telle une innommable crapule,
La dame mange son mari !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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