Le vide-grenier

 

Encor heureux qu’il fasse beau :
Un soleil dru, mais pas trop chaud,
Avec une légère brise.
Vraiment une bonne surprise

Que cette pause de l’hiver !
Les gens s’écoulent en rivière
Zigzaguant dans les rues de Grans
Et se frôlent en badaudant

Car sur les trottoirs des machins
Sont posés en tas incertains,
Vacillant parfois sous les coups
D’un avant-bras ou d’un genou.

On ne sait plus où regarder,
Et les yeux tournent affolés
Pour apercevoir une aubaine.
Qui sait ? Peut-être un coup de veine

Vous offrira-t-il un Cézanne,
Ou un secrétaire à dos d’âne
Agé d’au moins deux fois cent ans …
Mais l’on repart en grommelant

Avec un bidule, un zinzin
Dont on ne fera jamais rien
Et qui vont aussi s’entasser
Pour un prochain vide-grenier.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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3 réponses à Le vide-grenier

  1. Bonsoir
    Je viens de trouver votre poesie sur le vide grenier
    Je participe à un petit jeu et je me suis permise de vous prendre ce texte
    il paraitra sur mon blog demain après midi avec un lien vers vous
    Merci d’avance
    Si vous avez une objection à formuler je suis tout a faite prête à vous ecouter
    Bonne soirée Madame

  2. Je suis vraiment très heureuse de vous « prêter » mon poème !
    Amicalement
    Vette

  3. RENAC dit :

    Bonjour,

    Je me permets également de vous emprunter quelques strophes, très joli poeme.

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