Les mal embouchés

Le perroquet Marius était toujours dehors
Dans sa cage dorée posée sur la terrasse
Car il pouvait ainsi voir les badauds qui passent
Et son maître pensait qu’il en était d’accord.

Ca faisait bien longtemps qu’Alex vivait ici
Et il y connaissait tous les gens du quartier ;
Voisins et résidents lui parlaient volontiers
Dès qu’il le rencontraient, comme font les amis…

Mais petit à petit ils devinrent très froids !
Quels griefs avaient-ils envers et contre lui ?
Ils paraissaient furieux, et tels des ennemis
Grognaient en le croisant des mots fort discourtois.

Notre Alex en souffrait… Un vendredi matin,
Comme il faisait très beau, il laissa son auto
Et s’en alla à pieds pour joindre son boulot.
Quand il rentra le soir il comprit le tintouin :

Le prenant pour un autre, un quelconque voisin,
Marius lui débita un chapelet d’injures…
Avec sa voix à lui ! Quelle déconfiture !
Notre homme comprit tout et rentra le vilain

Bien qu’il soit avant tout le seul vrai responsable :
Alex était grossier et jurait sans arrêt,
Et l’oiseau s’était mis à fort bien l’imiter !
Qui donc dans cette histoire était vraiment coupable ?

Depuis le perroquet n’insulte que le chat
Car il reste dedans. C’est fini, le bon air !
Alex le ré-éduqu(e) car il voudrait en faire
Un oiseau fort civil que lui-même n’est pas…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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