Le lézard

Une flèchette grise à la queue zigzaguante !
Un lézard file en biais sur la terrasse en feu
Blanchie par la lumière aiguë, tonitruante
Du soleil de juillet aux rais impétueux.

Laid petit tortillard et mini-dinosaure
Au ventre jaune clair, à la gorge tachée,
Le reptile pattu et tout ocellé d’or
Est parti au matin trop loin de son pierrier.

Minuscule dragon écailleux et agile,
Il vient de déguster une énorme araignée ;
Mais il réapparaît et le voici qui file
Aussi vif qu’un éclair sur le haut du muret.

J’essaie de l’attraper… et je n’ai plus en main
Qu’un tronçon frétillant de la pauvre bestiole :
Il m’a laissé sa queue. Eh ! Rapiette, reviens
Que je te rafistole avec un point de colle…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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