Le banc de poissons

Sous le bleu de la mer passe un banc de poissons
Tel un vol d’étourneaux dans le ciel du printemps.
Comme un flot qui pétille ils vont tout droit devant,
Parallèles entre eux, voguant à l’unisson

Vers un but imprécis qui nous semble insondable ;
Puis ils font demi-tour tout en virevoltant
Et reprennent la voie suivie auparavant :
La logique hialeutique est vraiment incroyable !

De nouveau volte-face : ils forment une boule
De petits traits d’argent qui ondoient et ondulent,
Mais sans jamais quitter cette incroyable bulle
Qui de nouveau explose. Et de nouveau la foule

Des petits êtres vifs et qu’on dirait clonés
Repart dans son ballet de sansonnets marins.
Ils ressemblent vraiment dans leur rush incertain
Aux écharpes d’oiseaux chez nous au mois de mai.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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