La jeannette

Illustration du poème trouvée dans ;
www.garibondy.over-blog.com

Les « Jeannettes » étaient des filles du village
Qui allaient se louer le jour de la Saint-Jean :
Elles offraient leurs bras pour les travaux des champs
Tout au long de l’été. Et le premier usage

Des quelques sous gagnés était l’achat heureux
D’une jolie croix d’or, d’argent ou de vermeil
Qu’on appela… « jeannette » ! Une part de soleil
Dans leur petite vie rude sous leur ciel bleu.

Et puis plus luxueuse, avec quelques variantes,
La simplissime croix mais fort bien ouvragée
Envahit peu à peu la bonne société.
Mais la mode en mourut sous la vague hurlante

De la Révolution. Elle ressuscita
Pendant le Directoire : de nouveau le succès !
Elle était trop jolie pour être remisée
Parmi des vieilleries au triste anonymat !

Je t’offre celle-ci qui vient de ma grand’mère ;
Elle est aussi jolie que celles d’autrefois !
Son coeur est losangé et, regarde, on y voit
Un simple mot gravé ; on peut y lire « Hier »…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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