Après le feu…

Poème illustré par un tableau de :

Christian Bligny
www.christian-bligny.overblog.com

Tout était bien trop sec car il n’avait pas plu
Depuis des jours, des mois… Même pas un orage !
Puis le vent s’est levé. Ce n’était guère plus
Qu’un bon coup de mistral ! Mais le feu a fait rage…

Une odeur âcre et forte est toujours en suspens
Au-dessus de la mer. Un voile de fumée
Ternit le ciel trop bleu ; des rafales de vent
Secouent encor les pins aux formes torturées.

Pas bien loin la forêt morte n’est plus qu’espars :
Les ombres des géants dénudés par les flammes.
Le feu est passé vite en laissant les fûts noirs
Dressés et dépouillés, ravagés jusqu’à l’âme.

Le mistral meurtrier ondoie, et il enroule
Une brume puante autour des troncs noircis.
La forêt des Cabros n’est plus. Tout près la houle
Fait cascader la mer sur les grands rochers gris.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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