L’Eté

Il a de longs cheveux très blancs
Tressés d’acier, étincelants :
C’est le soleil exacerbé
Qui un jour l’en a couronné.

Toujours nu, son corps décharné
Est étonnamment bronzé
Et ses yeux  jaunes, son nez fin
Sont ceux d’un  improbable Indien :

Un Cheyenne  ou un Iroquois.
Il porte d’ailleurs un carquois
De courtes flèches enflammées.
C’est un indomptable guerrier

Tout dégoulinant de sueur,
D’un suint qui empeste la peur.
Aux Provençaux terrorisés
Il dit qu’il s’appelle « l’Eté »

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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