Les petits jours

Mon Dieu, quelle heure est-il ? Est-il déjà si tard ?
Comment est-ce possible ? Il est cinq heur(e)s un quart
Et les toits imprécis sont gommés par la nuit !
Le ciel gris s’est éteint, où le soleil pâli

N’est plus qu’un lumignon au ras de l’horizon.
Nous sommes fin novembre, une morne saison
Qui détruit chaque jour un peu plus la lumière :
Le temps noir de la mort, un temps qui désespère

En donnant l’impression de se ratatiner.
Le matin, c’est pareil ; c’est dur de se lever
Quand la nuit entêtée qui s’accroche et s’étire
S’obstine impudemment et ne veut plus partir.

Et pendant plus d’un mois le jour va décliner…
La lumière ternie et comme effilochée
Va être encor rongée par l’hiver trop vorace.
Mais l’on ne peut qu’attendre que lentement passe

Le mois le plus lugubre de toute l’année.
Ses jours sont bien trop courts ! Longues sont ces soirées
Où l’on ne songe plus qu’à rester bien au chaud.
La Provence frileuse a mis son paletot…

 

 

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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