Les cavaliers*

 

Poème illustré par un tableau de :

Josette Mercier
www.josettemercier.ch

Sur la plage dorée des silhouettes noires :
Sombres centaures peints sur l’horizon en feu,
Elles vont vers l’Ouest, piétinant l’onde bleue
Frissonnante et plissée par la brise du soir.

Les chevaux silencieux et las ne bronchent  pas
Dans le calme feutré de l’air lourd de l’été.
Ils marchent lentement sur le sable et leur pas
Concorde en harmonie ; ils semblent y danser.

Tout est paisible et doux ; seule la mer chuchote.
Les hommes se sont tus. Ils vont se balançant
Sans froisser les flots plats badigeonnés d’argent.
La Camargue s’endort sous le vent qui clapote.

Le crépuscule roux qui s’éteint peu à peu
Sombre au fond de la mer et les centaures fondent,
Dilués par la nuit et ses volutes bleues.
Le ciel est en velours et la lune y est ronde.

*Poème dédié à Jérôme Garcin, écrivain et critique littéraire :
« Votre poème est magnifique, et même « mirobolant », merci à vous avec amitié »
J
érôme Garcin

 

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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