Le galoubet

C’est la fête au village, et le groupe local
D’un joyeux orphéon fait tourner tout Cazan :
Danses gaies du Midi et danses provençales,
Tout le monde sautille sur de vieux airs d’antan.

Celui qui joue le mieux c’est l’ancêtre, René :
Tambourin fermement frappé de son bras droit
Et main gauche enserrant son joli galoubet,
Il a encor le port et l’allure d’un roi.

Il bat fort son tambour qui bourdonne gaiement
Tandis que ses gros doigts volent sur les trois trous
De sa flûte rustique au son un peu grinçant.
C’est le soleil, le ciel et son accent qu’il joue !

Le tambourin très haut pourrait être bien lourd
Au vieux bras fatigué. Mais il se porte bien,
Et le flûtet d’ébène au creux de ses doigts gourds
Semble aider de son chant l’antique musicien.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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