Le Printemps

Un jeune homme dégingandé
Passe le porche du lycée.
Il a de larges yeux très bleus,
De l’or boucle sur ses cheveux.

Dans la cour, les arbres sont nus
Et leur branches sont suraiguës
Sur le ciel un peu délavé.
L’adolescent au teint de lait

De ses doigts a frôlé l’écorce
Pour y injecter une force
Telle qu’elle l’a ranimée :
Trois feuilles se sont mises à pousser,

Et puis dix, et puis vingt, et cent..
Le jeune homme est tout rayonnant
Et nous ne savons plus que dire.
Alors avec un grand sourire

Il nous confie tout en dansant :
«Je suis un fils du père Temps,
Je suis aussi issu du vent
Et l’on m’appelle le « Printemps »…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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