Mourir au mois d’avril…


Mourir un six avril, n’est-ce point incongru
Alors qu’autour de soi tout explose de vie
Et que la sève monte au coeur des arbres nus,
Alors que le soleil ressuscite à l’envi ?

Mourir à quarante ans au mitan de son temps,
Laisser anéantis tous les vivants qui restent,
Ouvrir au creux des coeurs l’énorme trou béant
D’un chagrin impossible à combler par les gestes

Tendres et impromptus de la tendresse humaine,
N’est-ce point malséant et même inconcevable ?
Laisser au fond des gens cette éternelle peine ?
Pour toi qui es parti est-ce même acceptable ?

Tous les avrils sont doux en Provence, et le vent
Redevient peu à peu cristallin  et léger.
Oui, mais toi tu es mort. Te souviens-tu d’antan
Avant que ton destin n’ait été abrégé ?

Pour Henri de Fonclare, mon mari parti si jeune…

A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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6 réponses à Mourir au mois d’avril…

  1. Vous lui faites un très bel hommage…..

  2. charlotte dit :

    beau et touchant, je me souviens…

  3. Bernardde Fonclare dit :

    Une belle façon de se souvenir de lui.

  4. Javier Galindo dit :

    J’apprécie partager la beauté du mot.

  5. GERARD MAZOYER dit :

    cruel et émouvant ….

  6. Marie Millonet dit :

    Cruel destin , paroles vivantes émouvantes d’un ressenti vibrant .
    C’est un joli témoignage d’amour .

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