Le Domaine des Nouveaux Jours

Treille en automne

Le Domaine des Nouveaux Jours
Accueille des âmes usées,
De vieilles âmes couturées
Par le temps, le manque d’amour

Et une vie en débandade ;
C’est un relais pour ravauder
Une existence effilochée
Et qui part en capilotade.

Il y a toujours du soleil,
Mais brillant juste comme il faut,
Pas trop intense ni trop chaud.
Sur les vieux murs court une treille

Que les jolies couleurs d’automne
Bariolent extravagamment.
C’est le gîte des vieux amants
Auxquels le temps donne l’aumône

D’un sursis presque inespéré
Pour un amour à la dérive ;
Un lieu lumineux où revivent
Des destins vraiment abîmés.

C’est là que de nouvelles chances
Eclosent presqu’en tapinois.
Derniers beaux jours, derniers émois
Tout au fin-fond de la Provence…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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