La fraîcheur de l’aube

Sous le ciel bleu marine où clignent des étoiles,
La Méditerranée ondule sous un vent
Tiède comme ton souffle. Au loin vers le Levant,
La lune bleue se noie et le soleil dévoile

Ses tout premiers rayons encor fort supportables.
La nuit ? Juste un peu chaude ! Et ce n’est vraiment rien
Par rapport à l’ardeur de cet été indien
Semblable à un brasier : une étuve incroyable

Qui harasse Marseille et toute la Provence !
Cette aube un peu frisquette est tout ce qu’il nous faut ;
La mer apprivoisée est fraîche sur ta peau,
La peau de ton corps nu se baignant sans décence

Dans les flots encor gris d’une mer gouleyante
Qui se balance au vent. Il faut en profiter
Avant que la chaleur ne s’en vienne hanter
La ville abasourdie par la folie ardente

D’un été délirant depuis la saint Camille.
Des gouttes d’eau salée coulent sur ton corps nu
En perles de rosée. Et ce froid bienvenu
Excite tes seins drus de toute jeune fille.

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A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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