Soir d’automne

Poème illustré par une tapisserie de :

Vette  de Fonclare 

Le soleil qui se couche, avant de disparaître,
Luit comme un gros ballon derrière les trois hêtres.
Leurs branches de guingois se teintent peu à peu
D’une étrange lueur qui les poudre de bleu.

La lumière est bizarre, zébrée de rayons roux,
Roux comme le feuillage et le sol acajou.
Des champignons en rond pointent des feuilles mortes,
Formant sur l’humus gris de bien jolies cohortes.

Le cercle du soleil est plaqué sur le ciel ,
On le dirait collé, étrange pastille rouge.
Au loin les nuées d’or ont la couleur du miel.

Un long vol d’étourneaux se déploie en piaillant,
Puis s’en vient se poser sur un arbre tout blanc.
Dans le soleil couchant soudain plus rien ne bouge.

 

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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