Le Sud

 

Quand on vient du Midi, c’est dès Montélimar
Qu’on quitte la Provence. On le voit à la barre
De cumulo-nimbus qui surchargent le ciel.
On va quitter le Sud et ses terres de miel.

Quand on revient du Nord, c’est à Montélimar
Qu’on laisse derrière soi le brouillard et la barre
Tristement grisailleux, étouffants, embrumés.
On voit poindre déjà les premiers oliviers.

La terre devient maigre, elle est parfois trop sèche,
Et l’on sent maintenant le parfum un peu rêche
Du thym, du romarin, de l’ail et du pistou.

La pluie n’est pas tombée depuis presque trois mois.
Les plantes font la tête et l’eau manque partout,
Mais on se sent heureux car on rentre chez soi.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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