La Camargue en octobre

Poème illustré par un tableau de :

Henri Guey
www.henri.guey.free.fr

La Camargue qui rouille et craque sous le vent
Est nimbée de brouillard ; un grand cercle d’argent
Qui ressemble au soleil est plaqué sur le ciel
Où passent des oiseaux fuyant à tire-d’ailes.

Ils fuient le temps morose et l’hiver qui s’en vient
Maussade et gadouilleux sur la lagune grise.
Il fait encor très doux sur l’étang, et la brise
Chuinte au creux des roseaux sur l’eau couleur d’étain.

L’ombre de grands taureaux tremblote dans la brume :
Silhouettes en noir où le soleil allume
Des reflets argentés. Un cavalier au loin
Se dilue lentement dans le brouillard marin.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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