Brouillard jaune

Poème illustré par un tableau de :

Jean-Pierre Rouart
www.encadreurdart.com/jean_pierre_rouart

Le brouillard délavé qui flotte sur la plaine,
– Une brumasse tiède et fade qui dilue
Le paysage plat – Nébuleuse malsaine !
Pèse sur le décor impersonnel et nu.

L’air pue intensément et il stagne sur Berre,
S’imprégnant peu à peu de lourdes particules
Car Fos n’est pas bien loin ! La brume délétère
Pèse de tout son poids sur l’étang en recul

S’enlisant lentement dans sa gadoue pâteuse.
L’air est lourd et nocif, jauni par des fumées
De soufre ocre et de suie pour le moins vénéneuses ;
Mais il efface au moins les hautes cheminées !

On se sent tout poisseux et l’on respire mal
Car la chape chimique est très lourde à porter.
Le brouillard délavé qui monte du canal
Nous oppresse et nous tue : il va nous asphyxier !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Automne. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire