Le vagabond

 

Il a de larges yeux, très bleus, très écartés
Et surdimentionnés dans son visage pâle
Dont la peau douce et fine a des reflets d’opale.
Ses pupilles de jais sont souvent dilatées

Comme s’il survivait péniblement dans l’ombre
Et manque contamment d’une grande lumière.
Son front bombé est blanc et ses joues nacrières,
Il est comme un Pierrot perdu dans la pénombre.

Dans sa besace il porte un vieux livre et trois pommes,
Deux jeans tout effrangés, des poèmes, du vent.
Ce n’est plus un enfant et pas encor un homme.

Sa vie est erratique et bien souvent dérange
Les gens pleins de bon sens qui s’écartent prudents
Se demandant souvent si ce n’est pas un Ange.

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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