Le coucou

 

Tout au fin-fond du fond des bois
Pointe comme un soupçon de vert
Qui nargue l’indomptable hiver
Encor bien loin d’être aux abois.

Car dame Nature est sans freins :
Deux pétales se sont ouverts,
Puis cinq. Une fleur tout entière,
Trublion dans le clair matin.

Et malgré son air délicat
C’est une costaude rebelle
Que cette fleur sempiternelle
Qui du froid ne fait aucun cas.

Coucou, tel est le joli nom
De cette cousine sauvage
De la primevère très sage
Qui fleurit sur tous les balcons.

Primevère, premier printemps,
Et coucou jaune comme l’or
Dès que la froidure s’endort
Assassinent le mauvais temps.

 

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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