L’automne en embuscade

Poème illustré par un tableau de :

Sandrine Audevard
www.artmajeur.com

Il a fait beau hier, tout autant qu’en juillet
Bien qu’on soit fin septembre. On avait oublié
Que l’automne existait, tapi près de chez nous.
Mais très tôt ce matin, le paysage flou

Blanchi et effacé par un épais brouillard
Semblait être un décor. L’automme goguenard
En oeuvrant dans la nuit nous l’avait rappelé :
Le maître, c’était lui ! Et fini de jouer…

Puis il a déguerpi, chassé par un soleil
Bien calé dans le ciel et tout aussi vermeil
Qu’au plein coeur de l’été. Maintenant, il fait chaud ;
Le Midi est radieux, même si les oiseaux

Baissent un peu le ton : on dirait qu’ils comprennent
Qu’ils vont bientôt souffrir, l’hiver croquemitaine
Risquant de les broyer de ses longs crocs glacés.
Les fleurs à leur zénith commencent à faner…

Car il faut s’y résoudre et accepter le sort
Inéluctable et dur : après la vie, la mort !
Notre été triomphant est bel et bien fini.
Le cycle des saisons s’écoule à l’infini…

 

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Automne. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire