Archives pour la catégorie “Le soleil-lion”

Poème illustré par un tableau de :
Annie Rivière
www.atelierrivière.canalblog.com
Le vieux mas est bien frais au creux du vallon gris,
Gris de poussière fine et de végétation
Brûlée par le soleil. On est même surpris,
En entrant dans le hall sombre et bas de plafond,
D’y ressentir sitôt une onde de fraîcheur.
On y a même froid, car tout à coup l’on passe
D’un excès de lumière à la presque noirceur
De la nuit, à midi, non loin de Miramas.
Guy n’ouvre ses volets que le matin très tôt,
Et puis il les referme, afin que le soleil
Ne puisse entrer chez lui : le vieux mas est bien clos
Jusqu’à ce que s’éteigne le soleil vermeil
Là-bas à l’horizon. Les murs sont si épais
Qu’ils gardent la fraîcheur tout comme une glacière.
Une antique maison construite tout exprès
Pour des étés brûlants et de rudes hivers.
Au Nord des fenestrons pour contrer le mistral ;
Côté Sud des volets et des portes fermées :
Guy ne supporte bien cet été provençal
Qu’en suivant les conseils qui lui furent légués.
Il est alors si bien sous la voûte chaulée !
Dehors l’été grésille au tempo provençal
De la chaleur cuivrée, du chant ensoleillé,
Criquetant et rythmé de ses chères cigales.
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C’est l’heure fugitive où le soleil descend :
Rétractant ses rayons, il n’est plus qu’une boule
Enorme et rouge vif sur le ciel. Puis il coule
Derrière l’horizon barbouillé de safran.
Il est vite avalé ; l’on peut enfin souffler.
Une brise d’été relativement fraîche
Caresse en l’effleurant notre peau, et y sèche
De son souffle ténu une sueur salée
Où est resté collé le sable de la plage.
L’horizon qui n’est plus qu’une ligne légère
Disparaît peu à peu ; sa lueur éphémère
Se dissipe à l’ouest, là-bas, dans un orage
Qui gronde sourdement du côté de Carry.
Il fait un peu plus frais et l’on se sent bien mieux.
Le soir qui met le feu à des étoiles bleues
Est même un peu frisquet sous leur doux clignotis.
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poème illustré par un tableau de :
Vera Pagava
(1907-1988)
Je suis doux et bouclé comme un tendre mouton
Et j’aime m’enrouler autour du corps bien rond
De ma jolie Emma. Quand elle sent le sel,
Juste après la baignade ! Elle essuie ses aisselles,
Ses jambes et ses bras… d’autres choses encore !
J’ai, comme dirait l’autre, une fonction en or !
Et puis elle m’étend sur le sable doré
Et se couche sur moi. Mon Dieu ! si vous saviez…
Voici bien des années que je vis ce servage
Et je vieillis pas mal, malgré tous les lavages.
J’étais bleu outremer, mais ma teinte qui passe
Est un brin délavée. Si ma couleur la lasse,
J’ai peur qu’elle me jette. Et le qu’en dira-ton
Dit que je pourrais bien me muer… en chiffon !
L’usure me détruit, j’ai du mal à survivre,
Mais vous m’imaginez, faisant briller les cuivres ?
Enfin, ça va encor : Emma n’est pas bêcheuse.
Elle aime ma douceur, la texture moelleuse
De mon coton épais. On va continuer
A aller à la mer pour s’y faire bronzer…
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Poème illustré par un tableau de :
Laurence Malherbe
www.gecko-rouge.net
L’été est revenu et ses jours lumineux
Nous paraissent sans fin ; immuablement bleu,
Le ciel a oublié ce qu’était un nuage
Et l’on est tout content d’avoir tourné la page.
Il faudrait maintenant que notre cher soleil
Fasse de gros efforts : depuis peu à Marseille,
On recommence à voir des baigneurs sur les plages
Qui mettent à bronzer autant force que rage,
Car ici nul n’a honte de trop dénuder
Son corps parfois bien fait, mais souvent trop replet ;
Et ces seins tout flapis, ces bedons étalés
Seraient bien plus jolis s’ils étaient mordorés !
L’astre-roi ne sait plus où donner de la tête ;
Il est si fatigué qu’une bonne trempette
Lui ferait un bien fou ! Mais ce n’est qu’à neuf heures
Qu’il pourra se plonger, pour son plus grand bonheur,
Tout là-bas, à l’ouest, derrière l’horizon.
Pour le moment, c’est vrai, ils perdent la raison,
Tous ces gens ne rêvant que d’être bien grillés,
Barbecuetés et frits, boucanés, rissolés !
Mais pour notre glouton, c’est un fameux festin
Que l’épiderme blanc de ces pauvres crétins
Qui vont vite saisir qu’à s’exposer ainsi
Ils jouent avec leur peau de joyeux ahuris !
Souffrir pour être beau, ruisseler de sueur,
Et rester immobile et des heure(s) et des heures…
Il est vrai qu’à Marseille on va devoir peler
Pour être enfin admis dans le Club des bronzés !
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Nous avons eu si chaud que nous ne bougeons plus,
Doucement effleurés par la brise du soir.
Le soleil se dissout au-dessus des pins noirs ;
L’horizon est rayé d’un roux qui accentue
Le bleu foncé du ciel… Nous sommes bien dehors,
Où nous pouvons goûter à l’air un peu plus frais
Exhalé par la nuit. On va mieux respirer
Et peut-être oublier ce mois d’août carnivore
Qui depuis quelques jours est vraiment terrifiant :
Une chaleur torride éructée par la terre
Comme le souffle affreux des portes de l’Enfer !
Tout aussi implacable, un soleil dévorant…
L’on ne se souvient plus d’un mois d’août aussi chaud,
Et l’on n’aspire plus qu’à un peu de mistral
Envoyé par le Nord pour chasser en rafales
Cette énorme chaleur qui a planté ses crocs
Au coeur de la Provence. Vite, une grande pluie
Qui s’en viendra laver le sol dur à grands jets !
L’orage du quinze août tellement espéré !
Pouvoir, une journée, ne plus être ébloui
Par ce soleil dément qui cause notre effroi,
C’est notre seul souhait ! Notre secret désir ?
Avoir un ciel tout gris ! Mais ce n’est pas le pire :
Nous voudrions aussi un petit coup de froid…
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Sonnet illustré par un tableau de :
Ivan Aïvazovski
(1817-1900)
La Méditerranée clapote au clair de lune ;
La brise virevolte et des bribes d’écume
Volettent ça et là sur les vagues marine
Ourlées d’un lé d’argent. La mer qui dodeline
Oscille en soupirant sous le ciel lumineux
D’une nuit du mois d’août. La nue est encor bleue,
Et la côte au lointain la hachure de noir.
Pas encore la nuit, plus tout à fait le soir :
C’est l’heure délicieuse où il fait enfin frais.
Plaqué au firmament, le visage de craie
De la planète éteinte est celui d’un Pierrot.
La Méditerranée qui reflète sa face
Ondoie infiniment. La vibration de l’eau
Ronfle sous le ciel clair, comme une contrebasse.
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Poème illustré par un tableau de :
Joseph Bayol
www.josephbayol.com
Où sont ces soirs d’été, ces jolis soirs d’antan
A l’extrême douceur – où l’on tirait sa chaise
Sur le pas de la porte ; où l’on avait le temps
De rire entre voisins, tout en prenant ses aises
Après le dur labeur d’une longue journée ?
On était bien dehors, enroulé dans un châle,
Car il faisait frisquet sous la voûte étoilée
Après le grand cagnard d’un jour d’août infernal.
Où est cette vie calme et cependant très rude
Où tout petit bonheur semblait exceptionnel ?
Je me souviens encor de la Mamet Gertrude
Narrant à qui voulait combien elle était belle
En sa folle jeunesse. Et toutes ces histoires,
Ces contes, ces chansons… On avait presque froid
Mais c’était délicieux ! Oh, qu’ils sont loin, ces soirs
D’une époque bénie appelée… autrefois !
Pas de télé, alors, qui confine les gens
Au creux de leur maison bien fermée dès huit heures.
Est-ce bien un progrès ? Où est-il donc ce temps
Qui rapprochait les gens pour leur plus grand bonheur ?
Où sont ces soirs d’antan, ces jolis soirs d’été
Qu’on avait le loisir de goûter lentement ?
Ces veillées disparues et qui s’en sont allées,
Comme la vie qui passe en mangeant ses enfants !
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Poème illustré par un tableau de :
Anna Ancher-Brandon
(1859-1935)
J’aime ces soirs d’été qui sentent la lavande,
Le thym, le romarin ; et cette sarabande
De grillons endiablés dans le fond du jardin ;
Ces veillées entre amis, attablés sous le pin
A boire un grand pastis cliquetant de glaçons ;
Cette brise posant d’agréables frissons
Sur les épaules nues mangées par le soleil,
Et l’horizon frangé par un éclat vermeil
Déclinant à l’ouest. J’aime ce noir profond
S’immisçant peu à peu sous le moindre buisson
Et qui donne au jardin une aura de mystère ;
L’odeur âcre, un peu sûre, et qui sourd de la terre
Trop sèche depuis peu. J’adore ces soirées
Eclairées aux bougies ; quand l’air un peu plus frais
Distille lentement d’incroyables senteurs :
Celles des fleurs flétries harassées de chaleur.
J’aime ces soirs d’été où l’on refait le monde
A grands coups d’utopie sous la lune bien ronde,
Cercle d’or appliqué sur le ciel bleu-marine ;
Quand la réalité met enfin sa sourdine…
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Un gros soleil tout rond darde partout en France
Ses longs rayons d’argent. Ils sont un peu usés
Mais encor très ardents ; et même la Provence
N’en revient toujours pas de cet ultime été.
On est le six octobre : il fait trente degrés ;
Tout aussi chaud, vraiment, qu’en plein coeur du mois d’août !
Les gens en sont ravis, et les plages bondées
Comme lors des beaux jours ! Il ne fait aucun doute
Que ce n’est qu’un sursis ; alors profitons-en…
Même si les marchands d’habits font grise mine
Car ils n’ont pas prévu que ces maudites gens
Se croiraient en été. Ils râlent et fulminent
Devant bottes, bonnets, manteaux matelassés
Très inutilement présents à l’étalage.
Ils les vendront plus tard ! Et nous, les Marseillais,
Nous nous délectons tous, avec force, avec rage,
De la chance inouïe qu’est pour nous ce miracle :
L’été au mois d’octobre et la plage en automne !
Le Prophète assailli, le soleil au pinacle !
Il paraît qu’au Prado un platane bourgeonne…
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De gros pépères-fleurs ! Enormes et joufflus
Sur leur très haute tige ; avec leur coeur ventru
Joliment couronné de gros pétales jaunes,
Ce sont des fleurs d’été mais aux couleurs d’automne.
Des fleurs en bataillons et enrégimentées,
Suivant au long du jour le soleil de l’été
En se tournant de l’Est vers le Couchant du soir…
Comment supportent-ils leur pesant ostensoir ?
Parce qu’ils sont costauds ! Et parce que leur pied
Bien rivé dans le sol s’échine à rechercher
Un peu d’eau, très profond aux tréfonds de la terre.
Très peu d’humidité et beaucoup de lumière :
Nos ersatz de soleil ne sont pas bien gourmands !
Tous plantés en piquets, tournant incessamment,
Ce sont de grosses fleurs gorgées d’huile bien grasse.
Des consoeurs du colza, mais dénuées de grâce,
De gros soleils captifs, trop raides, sans nuances,
Illuminant pourtant nos champs gris de Provence,
* Appelés plus communément : tournesols !
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Poème illustré par un tableau de :
Christian Guinet
www.peintre-couleur.com
Cigales du silence, avez-vous oublié
Que c’est le pein été et qu’il n’est pas fini ?
Ou êtes-vous passées ? Etes-vous endormies ?
Vous ne criquetez plus depuis la fin juillet !
Nous sommes le six août : on ne vous entend plus !
Vous avez peu chanté, cette année, toutes belles !
Il a fait bien trop frais ; cet été est rebelle
Et bien trop fainéant ! Il faut qu’il se remue
Et nous procure encor quelques jours de chaleur.
Quant au vent, qu’il s’en aille ! Il lui faut réserver
Sa hargne et son ardeur pour le prochain hiver !
Cigales, mes amies, vous aimez la torpeur
De ces jours bien trop chauds qui nous anéantissent
Et sans un souffle d’air, dévalant du ciel bleu.
Ne vous endormez pas, restez encor un peu !
Il me semble en effet que je sens les prémisses
D’un véritable été ! Il serait enfin temps…
Ne partez surtout pas ! Vous allez reconnaître
Ce pays de Provence qui vous y a vu naître…
Et si vous y restiez au moins jusqu’au printemps ?
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Poème illustré par un tableau de :
Maurice Morin
Sur la montagne bleue, le grand mois d’août flamboie.
Sous les luges foulant la piste encor ouverte,
L’herbe drue fleure bon ; elle chuinte et verdoie.
Nous suçons un sorbet face à la Savonnette*,
Totalement béats de pouvoir contempler
La sculpture des pics sur l’infini ciel bleu !
Tout a été lavé par les pluies de juillet,
Roulant en rus d’eau claire au fond de chaque creux !
C’est le Sauze estival ! Le simple et grand bonheur
D’aspirer goulûment un air presqu’un peu frais !
Des gens pas trop bronzés s’y lèvent de bonne heure
Pour s’en aller grimper hors des sentiers pavés.
D’autres sont seulement là où ils aiment être :
Un joli coin perdu en haut de la Provence !
Un village sans faste où ils aiment renaître,
Loin du bruit, des fumées, de tant d’autres nuisances…
Nous sommes affalés sur nos grands fauteuils blancs
Tels des lézards repus abreuvés de lumière.
La montagne scintille d’étoiles d’argent
Accrochées joliment en haut des conifères.
*La Savonnette est la piste des débutants au Sauze
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Tout en haut d’une tour, un vieillard émacié
Hurlait de tout son saoul : il était enchaîné
Depuis quelque six mois, se plaignant à hauts cris
De sa captivité. Hâve et le teint tout gris,
Il était décharné et l’on comptait ses os.
N’y aurait-il donc point l’un de tous ses féaux
Pour le tirer de là où on l’avait laissé ?
Ses frères, les maudits, l’avaient si bien lié
Qu’il ne pouvait sortir sans aucune assistance…
Le Mistral qui flânait non loin d’Aix en Provence
L’entendit se complaindre et vint le délivrer
A l’insu du Printemps, de l’Automne et l’Eté.
Qué pastis, mes amis ! Quelle grosse cagade !
On était en juillet : ce fut la débandade
Car l’Hiver détaché furieux se déchaîna
Aidé de ses amis : la Pluie, le Vent, le Froid !
Il fallut ressortir les pulls et les k-ways
Et déserter la plag(e) car on y grelottait !
On maudissait l’Hiver, on priait le Soleil
De le vaincre à grands coups de ses rayons vermeils.
Il n’y eut que le Temps pour le remettre en cage
Encor pendant trois mois, comme c’était l’usage.
Le Mistral tout confus se fit lors tout petit,
Se muant en Zéphir léger et déconfit…
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Poème illustré par un tableau de :
Vincent Van Gogh
(1853-1890)
Fermez-la ! les cigale(s), car on ne s’entend plus
Ronfloter doucement pendant qu’on se repose
Après le déjeuner ! Marquez donc une pause
A l’heure de la sieste ! Nous sommes tous perclus
D’un grand coup de bambou tant l’été est torride.
Et cricri, et cricri, et cricri, et cricri…
Votre chant monocorde est à crever d’ennui
Et nous use les nerfs de son rythme torpide !
Et pourtant l’on se plaint quand vous n’êtes pas là
Dès le vingt et un juin, le grand jour de l’été !
Que de gémissements si vous nous oubliiez
Et n’acceptiez plus de venir au gala
Offert pour la mi-juin : la fête du Retour…
Mais au bout de deux mois nous en avons assez
De votre crissement ! Ne pourriez-vous changer
Parfois votre tempo au fil de ces longs jours ?
Mais ne vous vexez pas : c’est juste pour la sieste
Qu’on vient vous demander de vous calmer un peu !
Nous sommes malheureux quand vous nous dit(es) : « Adieu » !
Ne soyez pas marries si l’on vous admoneste !
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Un bouquet de poissons de toutes les couleurs
Virevolte en valsant autour d’un rocher bleu :
Des bijoux ciselés pour le plaisir des yeux,
Mais que seuls quelques uns ont la fortune et l’heur
De voir ainsi tourner dans un monde enchanté.
Viens avec moi, Phyllis ! Allons donc faire un tour
Là où l’été brûlant n’est plus qu’un demi-jour.
Suis moi et n’aie pas peur car nous allons plonger…
Nous sommes devenus des bulles si légères
Que nous devons lutter pour rester tout au fond.
Ton visage est très pâle et tes yeux sont tout ronds
Derrière le hublot. Devenus des chimères,
Nous flottons, ondoyant comme les algues rouges
Où se faufile et danse un étrange ballet :
A rayures, à pois, bariolés, chamarrés,
Les poissons ballotés par l’eau grise qui bouge
S’abandonnent tout doux. Puis soudain ils s’enfuient
Sans aucune raison pour revenir bientôt ;
Baguenaudant sans but et frôlant notre peau,
Ils sont immatériels : tout juste un friselis
De vie calme et tranquille aux tréfonds de la mer.
Sous nos palmes le sable est comme rayuré
Par des vagues dorées. Le soleil est gommé,
Réduit par l’ombre ocrée à un jeu de lumières.
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