Archives pour la catégorie “Le soleil-lion”

Poème illustré par un tableau de :

Florine
www.florine2007.rmc.fr

C’est un plateau brûlant de la Haute-Provence
Fleurant bon la lavande et le blé moissonné.
Le vent y est hurlant, et son souffle est immense
Qui courbe les épis et les fait onduler

En vagues d’or ocré jusqu’au temps des moissons.
C’est un pays ardent et qui vrombit d’odeurs
Autour de Valensole ; et tout y sent si bon
Qu’on en oublie bien vite l’atroce chaleur

Du grand mois d’août qui bout au-dessus des champs bleus.
La fragrance azurée affole les abeilles
Zonzonnant à l’envi ; et le soleil qui pleut
Inonde le pays de ses vagues vermeilles.

Valensole en balcon en est tout alangui,
Un peu saoul, enivré d’odeurs délicieuses ;
L’air est si parfumé qu’il en est étourdi
Et s’abandonne enfin à une sieste ombreuse.

 

 

 

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Poème illustré par un tableau de :

Vincent Van Gogh
(1853-1890)

Le soleil triomphant épandu sur la plaine
Dénudée par l’été s’y déverse en torrents
Jaillis droit de l’Enfer. Pas un souffle de vent
Pour adoucir un peu la torpeur africaine

Qui a franchi la mer en émanant du Sud.
La Provence est prostrée. Il y a bien longtemps
Qu’elle n’avait subi au mois d’août un tel temps,
Aride et meurtrier, qui peu à peu dénude

A force de chaleur les arbres assoiffés,
Torturés jusqu’au coeur par ce manque de pluie
Qu’on n’a jamais connu, même dans le Midi.
La forêt racornie sous le ciel asphyxié

Est si séche et si nue qu’elle peut s’enflammer
En un infime instant. Un seul miroitement
Sur un simple tesson, et c’est l’embrasement !
Il faudrait un orage ! On ne peut qu’espérer…

Mais le soleil flamboie, et inlassablement
Il fait pleuvoir sur nous un magma de lumière.
La garrigue asséchée, tout hérissée de pierres
Comme un grand désert gris, attend en suffoquant. .

 

 

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Le soleil vertical au-dessus de la plage
Darde ses rayons fous sur les corps allongés.
C’est un ogre affamé qui, dans son apogée,
Déverse sa touffeur et son énorme rage

Sur Marseille alanguie au creuset de l’été.
Sa lumière est platine, et si éblouissante
Qu’elle mange les yeux des belles adorantes
Qui osent le braver, offrant leur nudité

A ses rayons d’acier. C’est un monstre éructant,
Dont la noire arrogance et la voracité
Ravagent la région depuis un mois entier.
Soleil vertigineux encore plus ardent

Que les autres années où pourtant il progresse,
Il est aussi brûlant qu’en ces lointains pays
Rongés par le désert. Et, maître du Midi
Qu’il assaille à grands coups de flèches vengeresses,

Il semble pour toujours ancré dans le ciel bleu.
Il est omnipotent et paraît immuable,
Bombardant sans arrêt de rayons implacables
L’indolente apathie de la Provence en feu.

 

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Poème illustré par un tableau de :

Charles-Ferdinand Caramano
(1829-1909)

Il était une fois au pied du mont Ventoux
Un tout petit mazet où vint vivre une fée
Qui dit être bergèr(e) ; personne ne savait
D’où venait la donzelle ; on en ignorait tout

Et c’était bien ainsi : mieux vaut ne pas savoir
Que son voisin parfois est quelqu’un de bizarre !
On attribua donc à un fâcheux hasard
Le fait que nul jamais ne s’en vienne la voir !

Semblant être vraiment tombée du haut des nues,
Elle était fort gentille, agréable et jolie ;
L’on ne lui reprochait qu’une seule folie :
Ne pouvant supporter que ses bêtes soient nues,

La pastro entêtée ne les tondait jamais !
Ce qu’on ne savait pas, c’est que cette manie
N’était pas anodine ! En cas de tragédie,
Les moutons de la fée devaient être bouclés…

Puis s’en vint un été torride et désastreux,
Tel que même les vieux n’en avaient jamais vu !
Un brasier gigantesque dévorant les nues
S’abattit sur la lande et y bouta le feu.

Tous pensaient donc mourir sous ce soleil abscons
Qui grillait, desséchait la nature et les hommes
Quand la fée réagit ; et elle était si bonne
Qu’elle n’hésita plus à dévoiler ses dons.

Elle changea alors ses moutons en nuages
D’un seul coup de baguette, pour y puiser la pluie :
Marmonnant quelques mots comme une litanie,
Elle les fit monter au-dessus du village

Où ils se déversèrent soudain en orage :
Des nuages-moutons tout à coup liquéfiés !
On acclama la fée. Mais elle se méfiait…
Et nul ne la vit plus jamais dans le village

Où jadis ses consoeurs n’avaient pas fait long feu.
On la pleura beaucoup ; on fut même vexé
Du manque de confiance et d’amour de la fée.
Et puis son souvenir s’effaça peu à peu.

Seuls quelques troubadours la célèbrent encore,
Mais ne dit-on pas d’eux que leur parole est d’or…

 

 

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Poème illustré par un tableau de :

Michel Trapezaroff
www.trapezaroff.com

Jacassant à tue-tête, une pie obstinée
S’égosille au jardin. Il est encor très tôt
Et un matin bleuté grésille sur Allauch,
Souffrant depuis huit jours d’un été débridé.

On dirait cependant qu’il va faire plus frais !
Il y a même au ciel un unique nuage
Penchant impudemment au dessus du village
Son gros ventre dodu pour nous faire espérer…

Espérer de la pluie ? Pas au mois de juillet !
Peut-être un peu de vent s’il fait froid plus au Nord ?
Mais le soleil déjà fourbit ses flèches d’or
Pour nous les décocher méchamment, sans pitié.

On va vite arroser bien avant qu’il n’assèche
Les perles de rosée sur les fleurs du jardin
Où flotte très subtil le parfum du jasmin.
L’odeur de l’herbe humide est acide et bien fraîche

Car tout juste tondue hier soir vers huit heures.
Et ces effluves verts de thym, de romarin…
Oh ! quel moment exquis que ce petit matin
Encor frais, parfumé de zestes de bonheur !

 

 

 

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Poème illustré par un tableau de :

Annie Rivière
www.atelierrivière.canalblog.com

Le vieux mas est bien frais au creux du vallon gris,
Gris de poussière fine et de végétation
Brûlée par le soleil. On est même surpris,
En entrant dans le hall sombre et bas de plafond,

D’y ressentir sitôt une onde de fraîcheur.
On y a même froid, car tout à coup l’on passe
D’un excès de lumière à la presque noirceur
De la nuit, à midi, non loin de Miramas.

Guy n’ouvre ses volets que le matin très tôt,
Et puis il les referme, afin que le soleil
Ne puisse entrer chez lui : le vieux mas est bien clos
Jusqu’à ce que s’éteigne le soleil vermeil

Là-bas à l’horizon. Les murs sont si épais
Qu’ils gardent la fraîcheur tout comme une glacière.
Une antique maison construite tout exprès
Pour des étés brûlants et de rudes hivers.

Au Nord des fenestrons pour contrer le mistral ;
Côté Sud des volets et des portes fermées :
Guy ne supporte bien cet été provençal
Qu’en suivant les conseils qui lui furent légués.

Il est alors si bien sous la voûte chaulée !
Dehors l’été grésille au tempo provençal
De la chaleur cuivrée, du chant ensoleillé,
Criquetant et rythmé de ses chères cigales.

 

 

 

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C’est l’heure fugitive où le soleil descend :
Rétractant ses rayons, il n’est plus qu’une boule
Enorme et rouge vif sur le ciel. Puis il coule
Derrière l’horizon barbouillé de safran.

Il est vite avalé ; l’on peut enfin souffler.
Une brise d’été relativement fraîche
Caresse en l’effleurant notre peau, et y sèche
De son souffle ténu une sueur salée

Où est resté collé le sable de la plage.
L’horizon qui n’est plus qu’une ligne légère
Disparaît peu à peu ; sa lueur éphémère
Se dissipe à l’ouest, là-bas, dans un orage

Qui gronde sourdement du côté de Carry.
Il fait un peu plus frais et l’on se sent bien mieux.
Le soir qui met le feu à des étoiles bleues
Est même un peu frisquet sous leur doux clignotis.

 

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poème illustré par un tableau de :

Vera Pagava
(1907-1988)

Je suis doux et bouclé comme un tendre mouton
Et j’aime m’enrouler autour du corps bien rond
De ma jolie Emma. Quand elle sent le sel,
Juste après la baignade ! Elle essuie ses aisselles,

Ses jambes et ses bras… d’autres choses encore !
J’ai, comme dirait l’autre, une fonction en or !
Et puis elle m’étend sur le sable doré
Et se couche sur moi. Mon Dieu ! si vous saviez…

Voici bien des années que je vis ce servage
Et je vieillis pas mal, malgré tous les lavages.
J’étais bleu outremer, mais ma teinte qui passe
Est un brin délavée. Si ma couleur la lasse,

J’ai peur qu’elle me jette. Et le qu’en dira-ton
Dit que je pourrais bien me muer… en chiffon !
L’usure me détruit, j’ai du mal à survivre,
Mais vous m’imaginez, faisant briller les cuivres ?

Enfin, ça va encor : Emma n’est pas bêcheuse.
Elle aime ma douceur, la texture moelleuse
De mon coton épais. On va continuer
A aller à la mer pour s’y faire bronzer…

 

 

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Poème illustré par un tableau de :

Laurence Malherbe
www.gecko-rouge.net

L’été est revenu et ses jours lumineux
Nous paraissent sans fin ; immuablement bleu,
Le ciel a oublié ce qu’était un nuage
Et l’on est tout content d’avoir tourné la page.

Il faudrait maintenant que notre cher soleil
Fasse de gros efforts : depuis peu à Marseille,
On recommence à voir des baigneurs sur les plages
Qui mettent à bronzer autant force que rage,

Car  ici nul n’a honte de trop dénuder
Son corps parfois bien fait, mais souvent trop replet ;
Et ces seins tout flapis, ces bedons étalés
Seraient bien plus jolis s’ils étaient mordorés !

L’astre-roi ne sait plus où donner de la tête ;
Il est si fatigué qu’une bonne trempette
Lui ferait un bien fou ! Mais ce n’est qu’à neuf heures
Qu’il pourra se plonger, pour son plus grand bonheur,

Tout là-bas, à l’ouest, derrière l’horizon.
Pour le moment, c’est vrai, ils perdent la raison,
Tous ces gens ne rêvant que d’être bien grillés,
Barbecuetés et frits, boucanés, rissolés !

Mais pour notre glouton, c’est un fameux festin
Que l’épiderme blanc de ces pauvres crétins
Qui vont vite saisir qu’à s’exposer ainsi
Ils jouent avec leur peau de joyeux ahuris !

Souffrir pour être beau, ruisseler de sueur,
Et rester immobile et des heure(s) et des heures…
Il est vrai qu’à Marseille on va devoir peler
Pour être enfin admis dans le Club des bronzés !

 

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Nous avons eu si chaud que nous ne bougeons plus,
Doucement effleurés par la brise du soir.
Le soleil se dissout au-dessus des pins noirs ;
L’horizon est rayé d’un roux qui accentue

Le bleu foncé du ciel… Nous sommes bien dehors,
Où nous pouvons goûter à l’air un peu plus frais
Exhalé par la nuit. On va mieux respirer
Et peut-être oublier ce mois d’août carnivore

Qui depuis quelques jours est vraiment terrifiant :
Une chaleur torride éructée par la terre
Comme le souffle affreux des portes de l’Enfer !
Tout aussi implacable, un soleil dévorant…

L’on ne se souvient plus d’un mois d’août aussi chaud,
Et l’on n’aspire plus qu’à un peu de mistral
Envoyé par le Nord pour chasser en rafales
Cette énorme chaleur qui a planté ses crocs

Au coeur de la Provence. Vite, une grande pluie
Qui s’en viendra laver le sol dur à grands jets !
L’orage du quinze août tellement espéré !
Pouvoir, une journée, ne plus être ébloui

Par ce soleil dément qui cause notre effroi,
C’est notre seul souhait ! Notre secret désir ?
Avoir un ciel tout gris ! Mais ce n’est pas le pire :
Nous voudrions aussi un petit coup de froid…

 

 

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Sonnet illustré par un tableau de :

Ivan Aïvazovski
(1817-1900)

La Méditerranée clapote au clair de lune ;
La brise virevolte et des bribes d’écume
Volettent ça et là sur les vagues marine
Ourlées d’un lé d’argent. La mer qui dodeline

Oscille en soupirant sous le ciel lumineux
D’une nuit du mois d’août. La nue est encor bleue,
Et la côte au lointain la hachure de noir.
Pas encore la nuit, plus tout à fait le soir :

C’est l’heure délicieuse où il fait enfin frais.
Plaqué au firmament, le visage de craie
De la planète éteinte est celui d’un Pierrot.

La Méditerranée qui reflète sa face
Ondoie infiniment. La vibration de l’eau
Ronfle sous le ciel clair, comme une contrebasse.

 

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Poème illustré par un tableau de :

Joseph Bayol
www.josephbayol.com

Où sont ces soirs d’été, ces jolis soirs d’antan
A l’extrême douceur – où l’on tirait sa chaise
Sur le pas de la porte ; où l’on avait le temps
De rire entre voisins, tout en prenant ses aises

Après le dur labeur d’une longue journée ?
On était bien dehors, enroulé dans un châle,
Car il faisait frisquet sous la voûte étoilée
Après le grand cagnard d’un jour d’août infernal.

Où est cette vie calme et cependant très rude
Où tout petit bonheur semblait exceptionnel ?
Je me souviens encor de la Mamet Gertrude
Narrant à qui voulait combien elle était belle

En sa folle jeunesse. Et toutes ces histoires,
Ces contes, ces chansons… On avait presque froid
Mais c’était délicieux ! Oh, qu’ils sont loin, ces soirs
D’une époque bénie appelée… autrefois !

Pas de télé, alors, qui confine les gens
Au creux de leur maison bien fermée dès huit heures.
Est-ce bien un progrès ? Où est-il donc ce temps
Qui rapprochait les gens pour leur plus grand bonheur ?

Où sont ces soirs d’antan, ces jolis soirs d’été
Qu’on avait le loisir de goûter lentement ?
Ces veillées disparues et qui s’en sont allées,
Comme la vie qui passe en mangeant ses enfants !

 

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Poème illustré par un tableau de :

Anna Ancher-Brandon
(1859-1935)

J’aime ces soirs d’été qui sentent la lavande,
Le thym, le romarin ; et cette sarabande
De grillons endiablés dans le fond du jardin ;
Ces veillées entre amis, attablés sous le pin

A boire un grand pastis cliquetant de glaçons ;
Cette brise posant d’agréables frissons
Sur les épaules nues mangées par le soleil,
Et l’horizon frangé par un éclat vermeil

Déclinant à l’ouest. J’aime ce noir profond
S’immisçant peu à peu sous le moindre buisson
Et qui donne au jardin une aura de mystère ;
L’odeur âcre, un peu sûre, et qui sourd de la terre

Trop sèche depuis peu. J’adore ces soirées
Eclairées aux bougies ; quand l’air un peu plus frais
Distille lentement d’incroyables senteurs :
Celles des fleurs flétries harassées de chaleur.

J’aime ces soirs d’été où l’on refait le monde
A grands coups d’utopie sous la lune bien ronde,
Cercle d’or appliqué sur le ciel bleu-marine ;
Quand la réalité met enfin sa sourdine…

 

 

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Un gros soleil tout rond darde partout en France
Ses longs rayons d’argent. Ils sont un peu usés
Mais encor très ardents ; et même la Provence
N’en revient toujours pas de cet ultime été.

On est le six octobre : il fait trente degrés ;
Tout aussi chaud, vraiment, qu’en plein coeur du mois d’août !
Les gens en sont ravis, et les plages bondées
Comme lors des beaux jours ! Il ne fait aucun doute

Que ce n’est qu’un sursis ; alors profitons-en…
Même si les marchands d’habits font grise mine
Car ils n’ont pas prévu que ces maudites gens
Se croiraient en été. Ils râlent et fulminent

Devant bottes, bonnets, manteaux matelassés
Très inutilement présents à l’étalage.
Ils les vendront plus tard ! Et nous, les Marseillais,
Nous nous délectons tous, avec force, avec rage,

De la chance inouïe qu’est pour nous ce miracle :
L’été au mois d’octobre et la plage en automne !
Le Prophète assailli, le soleil au pinacle !
Il paraît qu’au Prado un platane bourgeonne…

 

 

 

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De gros pépères-fleurs ! Enormes et joufflus
Sur leur très haute tige ; avec leur coeur ventru
Joliment couronné de gros pétales jaunes,
Ce sont des fleurs d’été mais aux couleurs d’automne.

Des fleurs en bataillons et enrégimentées,
Suivant au long du jour le soleil de l’été
En se tournant de l’Est vers le Couchant du soir…
Comment supportent-ils leur pesant ostensoir ?

Parce qu’ils sont costauds ! Et parce que leur pied
Bien rivé dans le sol s’échine à rechercher
Un peu d’eau, très profond aux tréfonds de la terre.
Très peu d’humidité et beaucoup de lumière :

Nos ersatz de soleil ne sont pas bien gourmands !
Tous plantés en piquets, tournant incessamment,
Ce sont de grosses fleurs gorgées d’huile bien grasse.
Des consoeurs du colza, mais dénuées de grâce,

De gros soleils captifs, trop raides, sans nuances,
Illuminant pourtant nos champs gris de Provence,

* Appelés plus communément : tournesols !

 

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