Vertige

Un énorme hoquet vous soulève le coeur,
Vous donnant la nausée ; une indicible peur
Qui tout à coup vous happe et qui vous paralyse
Vous rend tout flageolant : c’est dû à la surprise

De buter sur ce trou qui arrête vos pas,
L’angoisse et la terreur que vous n’attendiez pas !
Tout en bas Le Lauzet aux maisons de poupée
S’étale si petit au creux de la vallée

Qu’il offre à tout regard une image splendide.
Mais vous ne voyez rien. Il n’y a que ce vide,
Ce gouffre hallucinant qui veut vous attirer !
Vous avez le vertige et vous ralentissez

Jusqu’au moment terrible où vous ne pouvez plus
Sans vous évanouir faire un seul pas de plus.
Les autres chantent, rient, et ne comprennent pas
Que vous vous sentiez tel qu’au moment du trépas.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans La Haute Provence. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire