Sous le ciel en coupole…

Chaleur

Sous le ciel en coupole, une Provence sèche
Où l’eau n’est pas tombée depuis deux mois entiers :
Le feuillage y pendouille ; et l’herbe semble rêche
Comme la vieille peau d’un papet mal rasé.

L’été est flamboyant, et août exacerbé
Se déchaîne partout. Une morne torpeur
Et un ciel bleu cobalt depuis début juillet
Ecrasent le Midi suffoquant de chaleur.

Même Barcelonnette étouffe, et la montagne
Est aride et noirâtre au-dessus de l’Ubaye
Réduite à un réseau qui se traîne et qui stagne.
Ses jolis galets blancs déshydratés grisaillent,

Ternis par un soleil qui est devenu fou.
Les bergers en alpage ont bien peur que ne dure
Ce vrai temps saharien. Et les mélèzes roux
Comme au mois de novembre ont une piètre allure.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans La Haute Provence, Le soleil-lion. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire