Rhiver

 

Poème illustré par un tableau de :

Salvador Dali
(1904-1989)

Eveil tout en fraîcheur et légères fumées
D’une brume ténue au creux bleu du vallon ;
Froidure inattendue et déroutant rebond
De l’hiver ranimé qui ne veut s’en aller.

L’herbe est même un peu blanche et crisse sous les pas.
Pourtant l’on est fin mars et l’on rêve d’été,
De fleurs et de senteurs, de vêtements légers.
Le printemps était là, le voici qui s’en va !

Mais pas trop d’impatience, il faut encor tenir !
Le temps neuf revenu s’en va vite emporter
Les tout derniers frissons, les ultimes gelées :
Avril est déjà prêt avec son doux sourire

Et ses brassées de fleurs qui sentent le soleil.
L’hiver n’est qu’un coquin et malgré ses efforts
La lumière irisée va le bouter dehors.
Attendons résignés l’immanquable réveil.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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