Paradis


  

Poème illustré par un tableau de :

Peinture par Eric Bruni 
www.liensutiles.org/ebruni.htm

C’est un enclos doré où claquent des couleurs
Chatoyantes et drues vibrant dans le matin.
La lumière y grésille au creux de chaque fleur
Et il flotte dans l’air un souffle de jasmin.

Un arc-en-ciel bombé est suspendu au ciel.
Enjambant un ruisseau il y a un vieux pont
Qui vacille en tanguant comme une balancelle
Au-dessus de l’eau bleue tapissée de cresson.

L’herbe est turquoise ici,  tout n’y est que beauté :
Le plumage et les cris des oiseaux-paradis,
Le chant presqu’irréel du vent dans les cyprès,
Le ciel rayé de rose au début de la nuit …

Ce n’est pas le printemps et ce n’est plus l’été,
C’est un automne doux à la brise ténue,
Sans outre-démesure et sans aucun excès,
C’est un havre de paix, une terre inconnue.

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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