Lumière d’été

Poème illustré par un tableau de :

Elke Vannel
http://pagespersopeintre-orange.fr/elke.

Elle est bien trop intense, elle brûle les yeux,
Si claire et si dorée qu’elle est comme un brasier,
Un énorme étouffoir générant un grand feu
Dont on peut redouter la morsure d’acier.

Elle brûle les yeux, l’on ne peut que ciller
Si l’on ose imprudent faire face au soleil.
Elle semble engendrer des éclats blanc-soufré
Quand un orage point sur l’horizon vermeil.

Mais elle s’adoucit aux entours du couchant
Et devient presque rose et tendre au vent du soir
La poussant peu à peu vers un grand gouffre noir.

Elle veut résister, elle vire à l’orange
Et s’agrippe, s’accroche aux cheveux des enfants.
Mais implacablement la nuit sombre la mange.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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