L’horizon s’éclaircit

Regarde l’horizon : il se teinte de rose !
Pourtant depuis des jours un ciel lourd le plombait
De nuages chagrins qui remettaient en cause
Cette stabilité l’empêchant de tomber.

Car j’en suis sûre, ami : notre sérénité
Dépend de notre ciel ! Ne suis-je point gauloise,
Qui crois en sa vertu de bien nous protéger  ?
Puisse en être purgée la triste teinte ardoise !

L’horizon éclairci recouvre sa lumière,
Lavé tout en douceur de ses nuages noirs,
Effacés, extirpés des confins de la Terre
Par les rais colorés d’un soleil plein d’espoir.

Que la lumière soit, désencombrant le ciel
De ces sombres nuées, du spleen, de cette  peine,
De cet orage fou qui en souille le miel !
Qu’il soit débarrassé des images malsaines

Troublant sa pureté par trop de démesure !
Que le nouveau soleil vienne vite laver
Le grand ciel épuré. Pour qu’à jamais perdure
Cette aube rénovée qui vient de se lever…

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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