L’hiver aux crocs de loup

Hiver

L’hiver est aux aguets. Même si, en Provence,
Il est plus louveteau que réel prédateur,
Il peut de temps en temps, ici tout comme ailleurs,
Faire preuve envers nous d’une grand’malveillance,

Nous sauter à la gorge avec ses crocs de loup,
Et, quand il est en place, occuper le terrain
En vue de la curée, rameutant ses copains :
Le froid, le gel, le vent qui hurle tout son saoul

Dans toute la région. Au rang des ennemis,
J’oubliais le verglas trompeur et déroutant,
Capable d’obstruer tout le Sud en bloquant
Les routes et les voies ! Notre pauvre Midi,

Bien peu habitué, n’y est pas préparé…
Les arbres presque nus ont l’air de piètres choses
Et bien qu’on puisse y voir encor deux ou trois roses,
Le jardin a l’air triste et semble résigné

A souffrir les assauts des sbires de l’hiver
Que tout le monde hait, parce qu’ils empoisonnent
Le bien-être et la vie de millions de personnes !
Le Temps ne pourrait-il les bouter en Enfer ?

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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Une réponse à L’hiver aux crocs de loup

  1. Eric Bertrand dit :

    oui! tout dépend du lieu où on se trouve. Bravo!

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