Les numéros

                                           

Poème illustré par une aquarelle de :

Armand Feldmann
www.armandfeldmann.com

A Salon, au fond d’une rue,
Je recherchais un numéro,
Me demandant si la berlue
N’avait point grignoté mon cerveau

Car c’était le 923 !
Or cette rue était ruelle
Et ses trottoirs étaient étroits !
L’âge était-il soudain cruel ?

En regardant d’un peu plus près
Je vis qu’ils étaient plus de 1000 :
Soudain la tête me tournait
Car ces numéros incivils

Etaient vraiment bien trop nombreux
Pour aussi peu de jolis toits …
Et c’est un charmant vieux monsieur
Qui m’expliqua tout du pourquoi :

Car au fin-fond de la Provence
On ne dénombre pas les maisons
Comme on le fait partout en France :
Pair ou impair, et c’est selon !

Eh non ! Je vous l’ai déjà dit,
Ici l’on ne s’épuise pas :
Dans notre  chaud et beau Midi,
C’est normal qu’on compte… les pas!

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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