Le pire

 

 

Poème illustré par un tableauè de :

Maurice de Vlaminck
(1876-1958)

Jusqu’à vendredi, nous avons eu tout
Ce que notre hiver sait bien peaufiner :
Du vent, et du gel, et de la gadoue,
Des trombes de givre et de l’eau glacée.

Et depuis hier la neige s’immice
Dans le moindre creux et le moindre trou.
Une couche sale et grise qui glisse,
De la boue mollasse et qui colle à tout.

Mais la Météo nous annonce pire !
Et que pourrait-on donc imaginer
De pis qu’aujourd’hui ? Il vaut mieux en rire
Et frileusement se couvrir le nez …

Provence, il paraît que tu te réchauffes,
On n’arrête pas de le seriner !
Peut-être que oui ! Si ce n’est que, sauf
Au coeur de l’été, nous sommes gelés !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Hiver. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire