La chauve-souris

Au-dessus de la porte, un tout petit paquet
Adhèrant bien au mur. Une petite boule
D’où sortent deux oreil(les). Je dois être maboule…
Mais soudain je comprends et sais ce qu’il en est :

Une chauve souris reposant à l’abri
Sous le porche tranquille et protégé du vent ;
Une vie minuscule installée sous l’auvent ;
Un léger tas tout chaud et qui attend la nuit.

Grosse comme deux pouces, ce n’est qu’un bébé
Qui palpite en dormant, engloutie dans ses rêves
De moustiques bien gras, de lune qui se lève…
Ses oreilles sont grandes comme elle, à peu près !

Tout bien empaqueté, le joli chiroptère
Attend le soir venu pour s’en aller chasser
Dans la nuit provençale au ciel noir irisé.
Dors bien tranquillement, infime mammifère !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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2 réponses à La chauve-souris

  1. Clément dit :

    Coucou! Super poème et magnifique illustration. 🙂

  2. Vette dit :

    Merci ! Et tout ceci est vrai : ça s’est passé la semaine dernière ( « elle » était trop mignonne, bien empaquetée dans ses ailes…)

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