Jogging

 

Poème illustré par un tableau de   :

Baldix
http://baldix.over-blog.com

Deux joggers trottinaient par un matin d’avril
Fleurissant le ciel bleu de nuées de couleur ;
Courant à petits pas, tout luisants de sueur,
Ils ne se lassaient pas des trottoirs de leur ville,

Du moins ceux du huitième et des plus beaux quartiers !
Eve était lumineuse ainsi qu’un clair soleil,
Tandis qu’il arborait le teint vif et vermeil
Des blonds dans le Midi, cuits dès le mois de mai !

Lui venait du Prado, ell(e) de la rue Vernet :
Cheminant en trottant en ce printemps si doux
Qu’il les rendait rêveurs, distraits et un peu saouls,
Ils se sont percutés juste quand il tournait

Au coin de l’avenue pour retourner chez lui.
Ils en ont tous deux vu trois cent mille chandelles !
Adam s’est effondré, tandis que la donzelle
S’étalait fers en l’air en poussant un grand cri…

Ensuite ils sont restés bêtement sur leur cul,
Hébétés par le choc et s’excusant tous deux
De leur étourderie. Et puis, s’observant mieux,
Ils se sont regardés et ils se sont bien plu…

Et une année plus tard naissait bébé Abel !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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