Un nuage est passé…

Dans le ciel de septembre un nuage est passé,
Encor bien trop léger pour évoquer l’automne…
Quoiqu’au fond du jardin des tavelures jaunes
Commencent à tacher le feuillage lassé

D’indéfectiblement pousser et reverdir.
Mes rosiers maladifs portent toujours des roses,
Mais elles sont flétries dès qu’elles sont écloses.
L’on doit donc accepter que tout s’en va mourir ?

Il fait pourtant très bon, et la brise est légère
Qui effleure en douceur l’eau tiède du bassin.
Aucune trace encor de l’automne assassin
Sur le point d’assécher tous les sucs de la terre !

Tel qu’il est maintenant, le temps est délectable,
Merveilleusement doux : de ces temps dont l’on dit
Qu’ils sont tels chaque jour en d’autres paradis !
Mais ici par chez nous  où septembre est aimable,

Nul ne devrait point trop se plaindre ni gémir !
Le ciel ennuagé l’est de jolis nuages
Venus certainement de fort plaisants rivages.
Mais est-il encor loin, l’hiver en devenir ?

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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