Sourires

Poème illustré par un tableau de :

Daniel Sannier
www.danielsannier.com

Même âgé l’on sourit, aussi grincheux qu’on soit ;
Il flotte autour de nous des senteurs si aimables
Que même les fâcheux pourraient presqu’être affables
Si leurs vieilles douleurs ne leur faisaient la loi !

L’atmosphère est légère et la lumière est douce,
Sans cette irradiation qui fait cligner les yeux.
Au nord de Cadenet l’horizon est si bleu
Qu’il dessine à l’aigu la Trévaresse rousse :

C’est la faute au mistral qui ne peut s’empêcher
D’encor parfois cracher ses ultimes rafales.
Tout amoindri qu’il soit, il est encor féal
De l’hiver affaibli qui voudrait s’accrocher.

Mais c’en est bien fini, du moins le croyons-nous !
Le renouveau palpite, il fait bon, l’on soupire
D’aise au chant impatient des oiseaux qui délirent !
Le printemps est bien là, le fond de l’air est doux.

Il n’y a pas d’outrance et le ciel bleu sourit
Tant il est tendre et clair, presque blanc par moments.
Cet avril n’est que grâce et n’est plus que beau temps :
Sous la terre éveillée l’on sent sourdre la vie.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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