L’oiseau

 

Quand il est revenu au-dessus de son nid
L’oiseau déconcerté n’a plus rien reconnu.
Sous  son vol affolé tout était morne et gris,
Les chênes verts, les pins, tout avait disparu.

Il a tourné longtemps, appelant ses petits,
Mais seule subsistait une odeur de fumée.
Sous son vol saccadé tout était mort et gris,
Et le feu tournoyant avait tout dévoré.

Alors l’oiseau doré par la lueur du soir,
Petite boule chaude et toute emplie de vie,
S’en est allé plus loin, ivre de désespoir,
Cherchant un compagnon pour reconstruire un nid.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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