L’oiseau blanc

Poème illustré par une photo de :
www.http://slaw.unblog.fr

A la fin de juillet un oiseau s’est posé
Sur le vieux cyprès bleu tout au fond du jardin.
C’était un bel oiseau au plumage foncé,
Un oiseau roucoulant aux plumes de satin.

Le temps était brûlant et le mois d’août coulait
Comme du plomb fondu. Mais malgré la chaleur
L’oiseau ne bougeait pas. Cependant d’heure en heure,
Sous l’énorme soleil il se décolorait :

D’abord gris tourterelle et puis d’un gris plus pâle,
Lentement peu à peu sa couleur a changé.
Il semblait désormais formé de grands pétales,
Mais sous son jabot clair de la vie palpitait.

Puis il est devenu si intensément blanc
Que nul ne pouvait plus le fixer sans ciller.
C’est alors qu’un rayon de lumière a fusé :
L’oiseau a disparu en un éclair d’argent.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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