La vieille auberge

Poème illustré par :

Lionel Spani
www.lionel-spani.com

Au fin-fond de Banon il est une maison,
Une presque-masure dont on ne dirait pas
Que c’est un paradis. On en taira le nom :
C’est un secret voulu par la vieille Maria

Qui y a ses clients fidèles et confiants,
Un tout petit noyau de très fins gastronomes.
Elle les aime bien et ne les voit que comme
Des amis qui la paient, passionnément friands

De sa daube goûteuse et ses petits farcis,
De sa soupe au pistou et de sa ratatouille,
De son flan aux courgettes, de ses chichi fregi
Et de sa bouillabaisse ensoleillée de rouille …

Et pourtant s’ils voyaient l’antre où Maria opère !
Un local suranné rongé par les années
Mais qui la satisfait pour bien nous concocter
Les très vieilles recettes héritées de sa mère.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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