Les jonquilles

Sonnet
Sur les rives de l’étang gris
Que l’hiver a rendues bourbeuses,
Des fleurs safran, si lumineuses
Que le mois de mars en sourit,

Se sont déplissées dans la nuit :
Ambassadrices délicieuses
Du printemps qui s’épanouit,
Aux exhalaisons capiteuses.

Leurs six tépales (1) en couronne
Enceignent un entonnoir jaune
Au bord finement dentelé,

Et les printanières trompettes
A la couleur ensoleillée
Appellent avril à tue-tête.

1- Non non ! Je ne me suis pas trompée : ce sont bien des « tépales » !

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Chez nous, La Provence au coeur, Printemps. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.