Les hommes d’affaires

Poème illustré par :

Raguz
www.france-art-realisation.com

Tous les soirs sur le Cours à peu près vers six heures
Dégorge de maisons hautes, grises, sévères,
Un vaste flot de gens dont l’apparence austère
N’est pas l’exacte idée qu’on se fait du bonheur.

Ils ne le savent pas, se croient très importants,
Se font des petits signes ou se saluent bien bas,
Trottinant gravement, allant d’un même pas,
Grands robots revêtus de complets élégants.

Ils sont tous étranglés par la même cravate
Et ils ont tous en main un porte-documents
Empli jusqu’à ras bord de papiers et de vent.
Chez eux pas de farceur ni de traîne-savates !

Ils sont ternes et gris et ne voient même plus
Combien le ciel est bleu et combien la Provence
Incite peu les gens à tant d’outrecuidance.
Ici le temps est fait pour les hurluberlus !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Les gens, Questions ?. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire