Les gorges du Verdon

Poème illustré par un tableau de :

Gilbert Thomas
www.gilbthomas.blogspot.com

Patiemment la rivière a rongé le calcaire,
Fracturant, érodant, broyant, pulvérisant.
Des millions d’années qu’elle brise la pierre
Et un temps infini qu’elle défie le Temps !

L’eau furieuse, émeraude, dévale en écrasant
Tout ce qui devant elle s’oppose à sa ruée,
Bouillonnant, sinuant, crachant comme un serpent
Au fond des gorges bleues profondément creusées

Par des siècles de pluie, par des siècles de vent,
Le délire de l’eau, la rage des saisons.
Piaffant en bouillonnant comme un cheval dément,
Il court vers la Durance. On l’appelle Verdon.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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